« La république en marche » – Patrick Vignal

Prévoyez-vous de réduire l’usage du jetable (en particulier le plastique) par arrêté municipal ?

« OUI. Nous veillerons à ce que les événements auxquels nous participons, directement ou indirectement, respectent nos engagements. . Nous adopterons un mode de fonctionnement plus sobre dans les services : en réduisant la consommation de papier et autres consommables, en supprimant les objets à usage unique,en introduisant dans les appels d’offres et les achats des critères environnementaux dont la réduction des déchets. Nous désignerons des « référents » au sein des services de la municipalité qui portent le projet d’éco-exemplarité sur le terrain. Nous sensibiliserons et formerons les acheteurs aux achats durables. Nous organiserons les manifestations du territoire, en privilégiant une démarche responsable. Nous favoriserons les échanges de pratiques entre acheteurs publics en adhérant à un réseau de mutualisation. Nous généraliserons l’intégration de clauses et critères environnementaux et/ou sociaux dans les achats de produits et de services. Enfin, nous modifierons les clauses des marchés publics en intégrant des critères de développement durable. »

Prévoyez-vous de soutenir les dispositifs de consigne en vue de la réutilisation d’emballages?

« OUI : Nous soutiendrons les entreprises et associations engagées dans de telles pratiques. »

Prévoyez-vous de renforcer la politique en matière d’incivilités au sujet des déchets (mégots, emballages, décharges sauvages, propreté aux alentours des chantiers etc) ?

« OUI. Nous restons attachés au principe « pas d’interdiction sans solution » donc dans cette perspective nous souhaitons avant tout mettre l’accent sur l’éducation, la sensibilisation tout en s’assurant que les solutions existent bel et bien en quantité suffisante. Nous ne reprocherons jamais à quelqu’un que son papier tombe par terre si la poubelle est déjà pleine. Par contre, celles et ceux qui ne respectent pas l’espace public en jetant n’importe où leurs déchets seront verbalisés. »

Envisagez-vous de faciliter l’accès et l’utilisation de composteurs individuels et collectifs ?

« OUI. Les déchets alimentaires, les déchets verts des parcs et jardins et autres déchets biodégradables se retrouvent encore trop souvent mis en décharge générant des gaz à effet de serre, ou incinérés – notamment par des particuliers dans leur jardin – alors qu’ils représentent une ressource importante de matière valorisable. La réglementation européenne prévoit qu’en 2023, chaque citoyen devra disposer d’une solution pour trier ses déchets alimentaires et de jardin séparément, ce tri permettant de mieux les collecter pour les valoriser. Ces matières sont déjà valorisées au sein de l’usine de méthanisation Amethyst. Nous poursuivrons cet effort indispensable, tout en veillant scrupuleusement à ce qu’aucune nuisance, de quelque nature que soit, ne vienne troubler les riverains. Cependant pour éviter d’avoir recours à ces grosses unités de traitement nous souhaitons également promouvoir davantage le recours au compostage individuel et collectif à l’échelle de nos régies de quartier.

Pour les déchets verts :

1. Organiser la seconde vie des déchets verts, en installant des stations de compostage dont le
contenu est réutilisé localement, dans les espaces verts de la ville par exemple.

2. Faire la promotion du broyage des déchets verts et proposer aux habitants des solutions
techniques mutualisées. »

Envisagez-vous de généraliser la collecte séparée des biodéchets sur l’ensemble de la commune ?

« OUI. Nous voulons stimuler la pratique du compostage en lançant une phase test pour la collecte séparée des biodéchets, après avoir effectué une étude
sur les gisements, les débouchés et les coûts.

Avez-vous prévu de mettre en place la tarification incitative sur la commune ?

« OUI : Réflexion sur la mise en place d’une tarification incitative pour le ramassage des ordures ménagères, afin que la facture varie en fonction de la quantité enlevée. Si nous adhérons au principe et sommes convaincus de la capacité d’un tel système à faire baisser la production de déchet, nous nous engageons à entamer une réflexion sur le coût de la mise en œuvre d’une telle solution. »

Envisagez-vous d’œuvrer pour la réduction du gaspillage alimentaire dans la restauration collective (cantines / restaurants..) ?

« OUI : nous prendrons des mesures pour réduire le gaspillage alimentaire dans la restauration collective. La mise en place systématique d’un plat de substitution sans viande ni poisson permet d’offrir un choix quotidien ce qui a un impact significatif sur la réduction du gaspillage, tout en diminuant le coût du repas. »

Envisagez-vous d’œuvrer pour le respect du tri (particulier, espace public, restauration collective, entreprises)?

« OUI.

Avez-vous prévu de subventionner des missions pour la prévention et la sensibilisation à la réduction des déchets au sein de la ville, d’une association ou d’une entreprise d’intérêt général ?

« OUI. »

Avez-vous prévu de sensibiliser les citoyens à l’usage de textiles lavables et réutilisables (par ex. mouchoirs, couches lavables et protections hygiéniques) et sous quelle modalité ?

« OUI. »

Quelle actions comptez-vous mettre en place pour développer le réemploi des objets sur votre commune ?

« Accompagner la création d’ateliers de bricolage et de réparation participatifs, afin de sensibiliser les habitant.e.s à l’intérêt écologique et économique de prolonger la durée des produits. »

EXPRESSION LIBRE

« Notre société vit selon un mode de consommation linéaire (extraction, production, consommation, déchets) qui n’est plus compatible avec nos exigences environnementales. Le gouvernement a promu une loi ambitieuse pour favoriser l’économie circulaire. Nous mettrons tout notre poids politique dans l’application de cette loi à Montpellier, en particulier au sein de l’ensemble des services de la Ville et de la Métropole. La collectivité et ses habitants doivent modifier leurs comportements, en consommant de manière plus responsable, afin d’économiser les matières premières et de réduire les impacts
environnementaux des produits tout au long de leur cycle de vie. De plus, lutter contre le gaspillage des ressources et la production de déchets est aussi un gain financier pour la collectivité et donc au final pour le pouvoir d’achat des habitants. »