« NOUSSOMMES » – Alenka Doulain

Prévoyez-vous de réduire l’usage du jetable (en particulier le plastique) par arrêté municipal ?

« OUI. Nous nous engageons à réduire les plastiques de différentes moyens :
– engager les associations dans une démarche éco-responsable :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1469
– remplacer les barquettes biosourcées par des récipients en inox :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1357 « 

Prévoyez-vous de soutenir les dispositifs de consigne en vue de la réutilisation d’emballages? 

« OUI. Nous n’avons pas de mesure ou proposition allant dans le sens d’une consigne municipale. En revanche, nous allons mener une politique de développement de l’économie locale et des circuits-courts. Dans cette démarche, l’intégration de la consigne sera d’autant plus facile à entreprendre.
Notre programme pour une économie au service du commun : https://noussommes.org/economie-au-service-du-commun/.

Cependant, nous avons ajouté sur notre plateforme collaborative une proposition pour lancer une réflexion sur les consigne municipale et soutenir les initiatives allant des ce sens (par exemple : Oc’Consigne et Loopeat).
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1850 »

Prévoyez-vous de renforcer la politique en matière d’incivilités au sujet des déchets (mégots, emballages, décharges sauvages, propreté aux alentours des chantiers etc) ?7

« OUI. Voici notre mesure pour aménager la voirie afin de rendre la ville plus propre et inciter les habitant·e·s à la respecter. De plus nous repenserons ces aménagements pour rendre la voirie plus adaptée aux changements climatiques :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1484
En détails : https://noussommes.org/nos-mesures-voirie-et-proprete/#proprete

De plus, une proposition a été faites sur notre plateforme concernant la mise en place d’un outil de signalement des incivilités :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1698 »;

Envisagez-vous de faciliter l’accès et l’utilisation de composteurs individuels et collectifs ?

« OUI. Notre objectif : En 2024, tous les habitants devront pouvoir composter ou bénéficier de la collecte sélective des biodéchets :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1372
En détails : https://noussommes.org/mettre-en-oeuvre-une-politique-globale-de-tri-a-la-source-des-biodechets/#collecte »

Envisagez-vous de généraliser la collecte séparée des biodéchets sur l’ensemble de la commune ?

« OUI. Les actions que nous prévoyons pour y parvenir :
– Déployer un service de collecte séparée des biodéchets en centre ville en complémentarité avec le compostage de proximité.
– Réduire le volume des ordures ménagères enfouies et incinérées et stabiliser le coût de la gestion.
– Améliorer les pratiques de tri.
– Produire un compost de qualité pour soutenir l’agriculture urbaine sur sol vivant.
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1371
En détails : https://noussommes.org/mettre-en-oeuvre-une-politique-globale-de-tri-a-la-source-des-biodechets/#collecte
« 

Avez-vous prévu de mettre en place la tarification incitative sur la commune ?

« Non »

Envisagez-vous d’œuvrer pour la réduction du gaspillage alimentaire dans la restauration collective (cantines / restaurants..) ?

« OUI. Nos mesures pour proposer des cantines plus durable :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1469
Le détail de nos mesure pour la restauration collective : https://noussommes.org/restauration-collective-ecologique-et-creatrice-de-liens/#cantines_humaines

De plus, nous engageons dans la lutte contre le gaspillage en signant la charte diffusée par TooGoodTooGo :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1804
Nous suivrons ces propositions et recommandations. L’ajout de ces engagements sur la plateforme nous permettra de faire un suivi lors de notre mandat quant à ces propositions. »

Envisagez-vous d’œuvrer pour le respect du tri (particulier, espace public, restauration collective, entreprises)?

« OUI. Cette question reprend trois propositions principales :
– Reprendre en main la gestion des déchets : avec une engagement particulier pour lutter «  »partout contre le gaspillage, nous développerons les actions de prévention et l’éducation au tri sélectif. «  »
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1486
– une voirie voirie plus propre, écologique et économe et en particulier «  »Améliorer les équipements publics dédiés à la propreté et la salubrité, en les rendant plus attractifs et pédagogiques. » » :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1484 « 

Avez-vous prévu de subventionner des missions pour la prévention et la sensibilisation à la réduction des déchets au sein de la ville, d’une association ou d’une entreprise d’intérêt général ?

« OUI. Comme nous avons pu le montrer dans les précédentes réponses, nous avons comme objectif de mener une politique de réduction des déchets en agissant par tous les axes où la mairie à une compétences (gestion des déchets, restauration collective, vie associative, établissements scolaires, etc.).

– Reprendre la main sur nos déchets:
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1486
– Créer des ressourceries de quartiers
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1458
– Valorisation des biodéchets
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1372

Concernant le soutien aux associations, celui-ci sera décidé en conseil municipal. Nous souhaitons appuyer toutes les associations et projets agissant dans nos trois luttes : écologique, sociale et démocratique. Lors des états généraux des associations nous définirons collectivement les critères d’attribution des subventions aux associations (https://noussommes.org/vie-associative-nos-mesures/#etats_generaux). « 

Avez-vous prévu de sensibiliser les citoyens à l’usage de textiles lavables et réutilisables (par ex. mouchoirs, couches lavables et protections hygiéniques) et sous quelle modalité ?

« OUI par une campagne de sensibilisation. Cette proposition entre toujours dans le cadre de notre volonté de réduction des déchets (https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1698). Nous prévoyons des campagnes de sensibilisation auprès des habitant·e·s, écoles, établissements publics, associations, etc. »

Quelle actions comptez-vous mettre en place pour développer le réemploi des objets sur votre commune ?

« Deux mesures du programme officiel de NousSommes concernent le réemploi et la réutilisation des objets. La première consiste en un développement d’un réseau de ressourceries de quartier. L’objectif est de démocratiser le réemploi au travers de ces structures qui peuvent avoir un rôle très important en termes de lien social, d’insertion par l’activité économique et d’écologie puisque l’objectif premier est que les objets destinés à l’abandon puissent servir à des populations intéressées (à vocation sociale donc mais pas uniquement). Concernant le réemploi dans les déchèteries, seule un diagnostic préalable au regard des opportunités (notamment foncières) permettra de juger de l’extension de ce service qui existe déjà sur quelques déchèteries de la Métropole.
Autre mesure présente dans le programme officiel : la mise en place d’une ressourcerie du bâtiment. Aujourd’hui, les déchets de la construction et du bâtiment représentent 75 % des déchets produits sur le territoire. On se focalise malheureusement trop souvent sur les déchets des ménages que l’on « culpabilisent » alors que tout un pan de l’économie est aujourd’hui moins vertueux du fait, notamment, d’un manque de solution concrète. L’objectif de la ressourcerie du bâtiment est de permettre le réemploi et la réutilisation d’un maximum d’objets ou de déchets issus de chantiers. Avec ces deux projets, nous espérons engager une dynamique favorable sur l’ensemble des producteurs de déchets (ménages et assimilés, entreprises).

– Ressourcerie de quartiers :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1458
En détails : https://noussommes.org/mettre-en-oeuvre-une-politique-globale-de-tri-a-la-source-des-biodechets/#ressourceries
– Ressourcerie du bâtiment :
https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1457
en détails : https://noussommes.org/mettre-en-oeuvre-une-politique-globale-de-tri-a-la-source-des-biodechets/#ressourcerie_batiment
– Une proposition citoyenne retenue : https://participez.noussommes.org/processes/construction-programme/f/108/proposals/1506
« 

EXPRESSION LIBRE

« La question des déchets ne peut se résoudre à avoir ou non de bonnes intentions. Il existe des obligations sanitaires, sociales et environnementales qui sont parfois contradictoires. L’objectif est d’engager la transition sans fracture sociale ou incompréhension qui irait à l’encontre du but recherché en éloignant des publics de cette préoccupation.

En particulier, concernant la tarification incitative, NousSommes a décidé de ne pas porter ce projet pour l’instant, après l’avoir envisagé en début de rédaction du programme. En effet, à la différence de l’eau ou de l’électricité, il n’existe pas (et il est même illégal), d’avoir recours à une tarification « sociale ». Ainsi, la tarification incitative viendrait alourdir la facture des familles et des plus modestes (à Montpellier 24,5% de la population vit sous le seuil de pauvreté) par rapport à la TEOM actuelle qui est basée sur la valeur locative. Nous avons bien conscience de ce biais. Pour autant, nous considérons qu’avant de pénaliser les usagers qui produisent des déchets, il faut leur donner la possibilité de réduire les déchets produits. Cela passe prioritairement par un détournement des biodéchets (160 kg/hab/an selon une étude sur les gisements d’évitement de l’ADEME !).
Avec notre réseau local de ressourceries par quartier, les encombrants (mobilier, électroménager) ainsi que les textiles, les vélos, etc. pourront avoir une deuxième vie au lieu de finir en déchèterie (ou même en dépôts sauvages). Cette remarque vaut également pour notre ressourcerie du bâtiment. Nous préférons donc développer ces solutions alternatives avant d’intervenir sur la fiscalité. N’ayant pas accès aux données de la Métropole, il nous semble également hasardeux de proposer une tarification incitative sans mesurer concrètement le report de fiscalité sur les ménages (une part importante de la TEOM est aujourd’hui payée par des entreprises). Vous prenez l’exemple de Besançon sans préciser que oui, les déchets résiduels ont baissé mais avec une explosion des tonnages apportés en déchèteries (28 000 t en 2008 contre 40 000 t en 2018, soit + 40 %). Ces 12 000 t supplémentaires en déchèteries correspondent peu ou prou à la baisse de 12 000 t des OMR sur la même période (2008 – 2018). La tarification incitative n’a pas réduit les quantités de déchets au global (85 000 t en 2008 et 89 000 t en 2018 – cf. rapport annuel sur le prix et la qualité du service déchets du Grand Besançon, p.10). En revanche, elle a permis de les ventiler différemment et de manière plus vertueuse, c’est un fait. Aujourd’hui avec le réseau de déchèteries de la Métropole de Montpellier (que l’on appelle pudiquement « Point Propreté » compte tenu du très faible espace disponible et du niveau de tri sommaire pratiqué), nous craignons que cette « re-ventilation » des flux provoque bien plus de problèmes qu’elle n’apportera de solutions (certaines déchèteries n’ont pas de bennes pour les métaux, le mobilier et ces déchets potentiellement recyclable finissent en tout venant).
Pour NousSommes, le bon exemple est plutôt à chercher du côté de Grenoble où l’équipe municipale a d’abord chercher à revoir les comportements (sur son premier mandat) en engageant la réflexion sur la tarification incitative. Après avoir travaillé sur le meilleur service aux usagers, Grenoble lancera la tarification incitative (sous forme de TEOM incitative) en 2022 après une longue étude, le déploiement de la gestion de proximité des biodéchets et la modernisation de son réseau de déchèteries. Cette démarche nous semble la bonne. Tous ceux qui aujourd’hui promettent la tarification incitative sans connaître les tenants et aboutissants de cette réforme prennent le risque d’un rejet profond (sur le modèle des Gilets Jaunes notamment) qui détournera les usagers de l’objectif initial. Nous ne souhaitons pas prendre ce risque à une époque où la colère sociale est déjà importante.
Enfin, la prévention et la gestion des déchets étant une compétence obligatoire des EPCI et Métropole depuis le 1er janvier 2018, il ne revient pas à l’équipe municipale de décider de sa mise en œuvre. L’uniformité de la fiscalité « déchets » à l’échelle de la Métropole nécessite de prendre la décision en accord avec les 31 communes adhérentes. Sans l’engagement des élus locaux des communes, cette réforme ne pourra pas voir le jour. Les problèmes de gouvernance au cours du mandat précédent ont montré l’importance de co-construire ces solutions et de ne pas imposer violemment les choix de la Ville Centre pour le développement harmonieux des projets du territoire. »